Contexte
Au Bangladesh, la propriété des terres se concentre dans les mains des riches et détermine le statut social.
Ceux et celles qui ne possèdent pas de terres – communément appelés « sans-terre » – ont un accès limité à l’emploi, à l’éducation, aux services sociaux et à la représentation politique. Ces personnes courent un risque élevé d’abus, d’exploitation et d’expulsion. Dans la société patriarcale du Bangladesh, la violence fondée sur le genre et les mariages d’enfants sont très répandus et l’intégrisme religieux gagne du terrain.
Et pourtant, le Bangladesh compte des mouvements sociaux solides – composés en grande partie de sans-terre organisés.
Les sans-terre se rassemblent avec d’autres groupes marginalisés dans le cadre de mobilisations de masse afin de faire entendre leur voix. Récemment, les jeunes ont pris une place plus centrale dans ces mobilisations et mènent le combat pour une réforme démocratique et sociale.
Notre travail au Bangladesh
Depuis 1975, nous travaillons avec Nijera Kori pour renforcer le mouvement des sans-terre au Bangladesh.
Nijera Kori rassemble plus de 200 000 personnes sans terre au sein de comités locaux dans plus de 1 100 villages à travers le pays. Ces comités – qui comptent aussi des femmes et des jeunes – s’organiser pour connaître leurs droits et se mobiliser pour mener une action collective afin de tenir l’État responsable de ces droits. Se mobilisent pour résister à l’accaparement des terres, prévenir les mariages d’enfants, réclamer justice en cas d’agression sexuelle et sensibiliser à la violence sexiste. Dans les écoles, les hôpitaux ou le système judiciaire, les sans-terre sont une force essentielle du mouvement qui conteste les normes de genre, les pratiques patriarcales et l’accès limité à la terre.
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